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Comment entretenir son hamac et le garder des années
Le carnet Summerbed
« Il va tenir combien de temps, votre hamac ? »
C'est la question qu'on me pose juste avant d'acheter. Et c'est légitime : personne n'a envie de racheter un hamac tous les deux étés.
La réponse honnête : un hamac dure très longtemps, à condition de faire trois ou quatre gestes simples. Ceux qui s'abîment en une saison ont presque toujours subi la même chose, et je vous explique laquelle.
Ce n'est ni le poids, ni l'usage, ni le temps. C'est l'humidité prolongée.
Une toile mouillée qui sèche au soleil, aucun problème. Une toile qui reste humide plusieurs jours de suite, repliée ou plaquée contre elle-même, développe des moisissures qui ne partent plus. Les taches noires que l'on voit sur les vieux hamacs viennent toujours de là.
Le second facteur, plus lent, c'est le soleil. Les UV fragilisent les fibres et ternissent les couleurs. Rien de dramatique sur une saison, très visible au bout de trois si le hamac reste dehors en permanence.
C'est le geste le plus rentable, et il prend trente secondes.
La structure en acier revêtu par poudrage supporte très bien de rester dehors. La toile, non. Décrochez-la quand vous partez plusieurs jours ou qu'un orage est annoncé, rangez-la dans sa housse, et vous aurez fait quatre-vingts pour cent du travail d'entretien.
Si elle a pris la pluie, laissez-la sécher complètement avant de la plier. Étendue à l'ombre, pas en plein soleil pour éviter de cuire les fibres.
Une toile rangée humide, même une seule fois, peut suffire à marquer définitivement le tissu.
Eau tiède, savon doux, brosse souple sur les zones marquées. Rincez abondamment et laissez sécher à plat ou suspendu.
Évitez la machine, qui détend les fibres et abîme les coutures, ainsi que l'eau de javel qui attaque le tissu et décolore. Une à deux fois par saison suffit largement.
Une fois par saison, passez une minute à regarder les crochets, les anneaux et les extrémités de la toile. C'est là que l'usure apparaît en premier, bien avant que le tissu ne cède.
Un point d'accroche fatigué se remplace facilement. Une toile déchirée en pleine utilisation, beaucoup moins.
La toile.
Lavée, parfaitement sèche, pliée dans sa housse, rangée dans un endroit sec. Un placard, un garage ventilé, une cave saine. Évitez le sol d'un garage humide.
La structure.
Elle peut rester dehors si elle est revêtue par poudrage. Idéalement, démontez-la et rangez-la, ou couvrez-la. Deux hivers dehors, ça va. Cinq, la peinture finit par marquer.
Le retour au printemps.
Un chiffon humide sur les tubes, un coup d'oeil aux fixations, et c'est reparti. En pratique, remonter un hamac prend moins de temps que le premier café de la saison.
Un hamac entretenu correctement se garde des années. Un hamac laissé dehors en permanence, toutes saisons confondues, montre des signes de fatigue dès la deuxième année.
La différence entre les deux tient à un geste : décrocher la toile quand on ne s'en sert pas.
C'est aussi pour cela que je conseille de choisir dès le départ une structure en acier revêtu par poudrage et une toile en mélange coton et polyester. Le premier ne rouille pas au premier hiver, le second tolère bien mieux l'humidité qu'un coton pur.
Doryan · Summerbed
Une certaine idée de l'été